qyYjODIwMTtMYSBwbGFuaWZpY2F0aW9uIGVzdCBsknVuIGRlcyBwbHVzIGdyYW5kcyBk6WZpcyYjODIwMTu7 (Edition 2014-31)

Le secteur de la formation poursuit sa mue avec pour objectif une amélioration continue.

Au vu des moyennes des meilleurs apprentis de la volée qui vient de terminer, la Suisse alémanique semble un peu plus performante. Est-ce vraiment le cas ?

Cela fait plusieurs années que la Suisse alémanique est très légèrement en-dessus des moyennes de la Romandie. Ce delta confirme que nous sommes en phase sur l’ensemble de la Suisse ce qui est l’élément important à mon point de vue. Nous devons également prendre en considération que la Suisse alémanique compte en moyenne 160 apprentis contre une trentaine en Romandie, élément pondérateur du résultat national.

Un bon nombre semble issu des grands, s’agit-il d’un signal positif?

Si je dissèque la segmentation en Suisse romande, ce n’est pas vraiment le cas ! Sur les 34 apprentis sortant nous trouvons 2 pour Kuoni, 3 pour TUI et 3 pour Hotelplan, soit moins de 25%! Les CFF agences de voyages (mandat Login) ont pris la 1ère place des entreprises forma-trices romandes, avec 8 apprentis pour 2014, soit également 25%. La meilleure apprentie romande provient d’une agence indépendante (Moléson Voyages à Bulle –  TPA), ce qui devrait motiver d’autres agences à former la relève!

 

Un tout petit peu moins d’un tiers des apprentis a obtenu une moyenne de 5 ou plus. La formation a-t-elle dû faire des concessions en matière d’exigences?

Aucune concession n’a été faite. Ce constat se doit d’être mis en relation avec la professionnalisation des cours interentreprises (CI) et cours de branche (CB), ainsi que l’implication constante par une grande majorité des formatrices/formateurs au sein des différentes agences. L’examen écrit reste l’épreuve la plus difficile des 4 volets de cet examen final de la branche. L’examen oral démontre que notre processus correspond tout à fait avec les sollicitations du marché, mais nous nous devons d’effectuer constamment des réflexions quant aux attentes dudit marché (clientèle et agences). En effet, la disparition chronique des listes de prix papier et l’accès aux «prix du jour» vont modifier sensiblement cette épreuve.

La prochaine volée 2014-2017 va commencer sous peu. Le nombre d’inscrits est-il satisfaisant?

Oui nous sommes à 30 apprentis dont le contrat nous a été transmis. Je déplore néanmoins le peu d’intérêt que les agences de voyages genevoises (excepté le Corporate) montrent face à l’apprentissage. Sur la volée 2011-2014, seules 2 agences de voyages (CFF et Travelling2000) tourisme avaient un apprenti sortant contre 5 en voyages d’affaires. Cela reste pour la formation et pour le soussigné un point noir dans le constat actuel.

La réforme est en place, l’e-learning suit son cours. Quelles ont été les principales difficultés rencontrées pour la mise en place?

La plus importante difficulté est la planification des jours de CI/CB vis-à-vis de celle des écoles professionnelles. En effet, les «petites branches» qui n’ont pas assez d’apprentis pour former deux classes sont soumises à trouver des solutions qui passent de temps en temps par des changements de classes ou d’école, ce qui n’est pas du tout confortable pour les apprentis concernés. 

C’est un effet collatéral de l’ORFO (Ordonnance fédérale sur la Formation) qui a supprimé les cours en blocs (semaines complètes de cours) pour implémenter le «saucissonnage» en un jour par semaine. Le soussigné fait partie d’une commission vaudoise des «petites branches» et un accord pour Vaud a été trouvé avec toutes les écoles du canton. Cet accord devrait pouvoir être également mis en place par les autres cantons romands d’ici 2015.

CD