L’Aile Est répondra aux besoins des airlines» (Edition 2014-35)

Genève Aéroport va de l’avant dans la concrétisation de sa nouvelle aile gros-porteurs.

Robert Deillon, quelle est la fourchette de l’investissement et quelle sera la durée du chantier?

Le projet de construction de l’Aile Est s’inscrit dans une enveloppe budgétaire de l’ordre de 450 millions de francs. La durée des travaux dépendra des choix techniques qui seront opérés. Nous veillerons toutefois à ce que le chantier ne soit pas conduit au détriment des impératifs liés à la conduites des opérations qui, rappelons-le, ne s’interrompront pas! Nous ferons une pesée d’intérêts et veillerons à trouver le meilleur compromis entre rapidité de construction, confort des passagers et conditions de travail de nos partenaires.

 

Quand sera délivré le permis de construire et quand débuteront les travaux?

Les plans de l’Aile Est prévoient qu’elle soit érigée pour partie sur la route douanière qui relie directement Ferney-Voltaire au secteur France de l’aéroport. Dans cette perspective, nous avons lancé un important chantier visant à enfouir cette voie d’accès. Nous sommes déjà bien avancés dans ce projet, qui fait partie intégrante du programme d’aménagement du secteur et de l’aéroport. Dans le même temps, des salles d’embarquement provisoires ont également été bâties: le GP+, qui est d’ores et déjà utilisé, permettra de surseoir aux impératifs d’exploitation tout au long de la phase de construction du bâtiment définitif. Nous devons maintenant lancer des appels d’offres: le début des travaux est subordonné à cette procédure exigeante.

 

Quelle est la fourchette de concrètement, quelles seront les principales améliorations apportées au traitement des gros-porteurs?

L’Aile Est va faire passer l’aéroport d’une ère à une autre en termes d’ergonomie pour les compagnies aériennes et leurs agents d’escale. Tous les vols long-courriers seront désormais raccordés directement à la structure, quand un certain nombre d’entre eux sont aujourd’hui positionnés «au large», avec un accès par bus. Surtout, les passagers pourront embarquer et débarquer par deux passerelles, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Les cheminements et les flux seront optimisés, et les conditions de travail offertes à nos partenaires le seront aussi.

 

Les airlines s’impatientent car le traitement des vols long-courriers est réellement médiocre. Que leur répondez-vous?

Quoiqu’ils soient aujourd’hui vétustes, les locaux actuellement utilisés ont été régulièrement entretenus et les conditions sont loin d’être aussi catastrophiques que vous le laissez entendre! Nous sommes en lien régulier avec les compagnies aériennes et les tenons au courant de l’évolution de ce projet. Elles savent aujourd’hui que la gestation de ce projet va nous permettre d’accoucher d’un bâtiment très abouti au plan architectural, qui répondra pleinement à leurs besoins.

 

Si le retard s’accumule, ne craignez-vous pas que certaines airlines reportent aux calendres grecques leur développement à GVA?

A l’heure où nous parlons, ce projet n’a encore enregistré aucun retard: nous sommes même en avance sur certains chantiers connexes. L’autorisation de construire que nous attendons encore va finalement nous avoir été délivrée dans un délai tout à fait raisonnable compte tenu de l’envergure de ce projet. Le choix fait par certaines compagnies de se développer à Genève a souvent été fait avant même que le projet de l’Aile Est n’ait été rendu public. Il n’a fait que confirmer à ces compagnies qu’elles ont bien fait de miser sur Genève, et nous allons nous efforcer de le leur prouver dans les meilleurs délais.

DS