Lannée passée, notre pays comptait 2069 agences de voyages. En septembre dernier, le total se situait à 2025, soit un léger recul de 2%.
En analysant la banque de données de Flühmann Mailinghouse, on constate que le nombre dagen-ces A, cest-à-dire celles qui répondent aux critères de la loi et disposent dune couverture des montants versés par les clients, atteint 1166 (moins 3%). Ce léger recul ninquiète pas autrement la Fédération suisse du voyage (FSV): «Notre objectif na jamais été de compter le plus grand nombre possible dagences, mais de disposer de professionnels se portant bien», commente Walter Kunz, directeur de la FSV.
En revanche, Walter Kunz déplorait en septembre dernier le fait de compter encore 463 agences B ne bénéficiant daucune couverture.
En analysant les statistiques des quatorze dernières années, on constate que le nombre total dagences de voyages a reculé de 45%. Que lon parle de dégraissage ou de cure damaigrissement, le processus se poursuit aujourdhui, mais plus lentement quil y a une dizaine dannées: entre 2010 et 2011, le recul se montait à 5,4%, taux qui a reculé à 2,1% entre 2013 et 2014. Comme on peut le lire dans le rapport annuel de lan dernier, la Fédération reste convaincue que ce processus de consolidation ou dassainissement était vraiment nécessaire.
«Je préfère analyser ce phénomène de manière relativement pragmatique: je peux très bien vivre avec une consolidation touchant les agences de voyages sans garantie financière. Elles sont non seulement hors-la-loi, elles biaisent aussi la concurrence. Je constate par ailleurs que si la baisse du nombre dagences est de 45% depuis lan 2000, celle concernant la FSV nest que de 8%. La qualité paie donc et continuera de le faire», analyse de son côté Max E. Katz, président de la FSV.
Le recul du nombre dagences sexplique aussi par la concentra-tion chez les grands TOs: il y a dix ou quinze ans, les grands TOs fournissaient encore entre 1500 et 1800 agences. Ce chiffre se situe aujourdhui entre 600 et 700.
DS
