Il y a quelques années, la Fédération suisse du voyage (FSV) planchait déjà sur une alternative à lapprentissage. Mais déjà, son projet de gestionnaire du commerce de détail ne passait pas la rampe. Cette année, le comité, lexécutif et le champ daction Formation et perfectionnement dirigé par Daniel Bauer ont remis louvrage sur le métier et planché intensément sur des alternatives à la formation initiale, sur demande des membres de la FSV, les grands notamment. Au terme dune analyse approfondie, le choix sest porté sur la formation initiale de trois ans de gestionnaire du com-merce de détail avec CFC. «Tant la formation scolaire que la formation en entreprise de lapprentissage de gestionnaire du commerce de détail couvrent les exigences actuelles et futures de notre branche, qui sest fondamentalement modifiée au cours des dernières années. Pendant toute la formation, les compétences en matière de conseil et de vente sont résolument axées sur la pratique, ce qui offre des perspectives de formation intéressantes et totalement novatrices», écrit Daniel Bauer dans le rapport annuel accepté par lassemblée de Malte.
Une citation qui nétait déjà plus dactualité puisque le projet accepté en août était abandonné en octobre pour plusieurs raisons (niveau infé-rieur, image de la branche, faiblesse en termes de langues étrangères, etc.).
«Sans rentrer dans les détails, lune des forces du projet était de pouvoir former une relève beaucoup plus sensible au relationnel nécessaire à la conclusion dune vente B2C en agence ou dans une relation TO-distributeur. Quant à sa principale faiblesse, cétait de créer une formation à 2 vitesses en réduisant les périodes de CI/CB, soit le niveau de connaissances», com-mente Stéphane Jayet, membre du comité et responsable Formation en Suisse romande.
En Suisse romande dailleurs, une alternative à la formation classique serait injustifiée en raison de la philosophie régionale défendue depuis des années en termes de formation. «Le client se doit de trouver lors de sa visite en agence des personnes parfaitement formées qui, de par leurs connaissances, leur formation, leur comportement et leur technique de vente, pourront faire la différence vis-à-vis dInternet. Sans trahir de secret, le vote final était clair ce qui confirme que nous nous devons de maintenir une plus-value liée naturellement à la formation de la relève, mais également en laméliorant par différents cours complémentaires, ce que le champ daction Formation va creuser», conclut Stéphane Jayet.
DS
