La Grande Bleue devient orange (Edition 2015-02)

Juste avant Noël, Easyjet annonçait cinq nouvelles destinations à forte connotation touristique. Les charters classiques sont presque condamnés.

A Genève, l’horizon charter s’assom-brit: juste avant Noël, Easyjet a annoncé cinq nouvelles destinations pour cette année, avec Bologne (desserte annuelle) et Palerme (desserte saisonnière) qui portent le total des destinations italiennes à neuf. Aux Baléares, Mahon (Minorque), renforcera de juin à août l’offre annuelle sur Palma et Ibiza. 

En Corse, Figari rejoindra Ajaccio et Bastia dès le mois de juin. Enfin, Santorin s’ajoute l’offre grecque aux côtés de la Crète et de Mykonos. Avec Swiss, toujours plus active dans le bassin méditerranéen en été, Sun Express qui se charge de la Riviera turque et Aegean qui ouvrira Heraklion et Rhodes, la marge de manœuvre pour le charter estival classique est plus limitée que jamais.

«Effectivement, la concurrence sur les destinations méditerranéennes est plus âpre que jamais à Genève. Cela tient au fait qu’Easyjet tente de dé-fendre sa position dominante. Nous avions prévu ce développement et réduit notre offre charter en conséquence, en nous concentrant sur des charters partiels vers les destinations les plus demandées. Nous constatons que nous n’avions pas tort. Grâce à notre technologie moderne destinée au Dynamic Touroperating et notre outil B2B, nous sommes en mesure de proposer aux agences partenaires des forfaits incluant tous les vols, y compris ceux d’Easyjet», commente Tim Bachmann, Director Shorthaul, Beach & Cities chez Hotelplan Suisse. Chez Kuoni, Julian Chan, Communications Manager, indique aussi que la tendance est aux produits dynamiques. 

«Mais des contingents fixes resteront d’actualité en haute saison pour les destinations les plus courues. Genève recèle encore un potentiel charter pour les jours de rotations et les destinations à forte demande.» Ainsi, Kuoni disposera de nouveau de sièges garantis en été vers Antalya, Rhodes et la Crète.

Du côté d’Hotelplan, la stratégie des charters partiels annoncée en octobre reste d’actualité: Djerba, le nord tunisien, Rhodes et la Crète sont au programme, de même que le sud de la Turquie. 

Quant à la stratégie passée où les grands TOs se partageaient la même machine à Genève, elle pourrait être envisagée: Kuoni estime qu’il convient d’analyser régulièrement le potentiel local alors que Tim Bachmann va plus loin: «Un tel modèle est certainement envisageable et peut offrir des avantages à toutes les parties. Pour autant que toutes les conditions soient réunies, nous sommes ouverts à une telle collaboration.»

DS