Les agences grognent et dénoncent une certaine opacité des compagnies aé-rien-nes lorsque lon aborde le sujet de la «Fuel Surcharge». En effet, des va-riations de tarifs inexplicables sob-servent dans la taxe «YQ» dont il est difficile de savoir la composition exacte. En outre, les agences doivent également faire face à une clientèle consciente de la baisse du prix du pétrole, mais qui nobserve aucune répercussion sur le prix des billets.
Chez Swiss International Air Lines, dont la «Fuel Surcharge» a disparu au profit dune «International Surcharge», on reconnaît la légitimité de cette interrogation, comme lindique Mehdi Guenin, porte-parole: «Fondamentalement, cette question émanant du consommateur est absolument justifiée et aisément compréhensible. Nous, les compagnies aériennes, évoluons cependant dans un marché très concurrentiel. Le prix du billet se fixe ainsi prioritairement selon la loi de loffre et de la demande. Cest pourquoi une augmentation (ou réduction) de charges difficilement contrôlables telles que le carburant ne conduisent pas automatiquement à une hausse (ou baisse) du prix du billet pour le client. De façon analogue, lInternational Surcharge est donc loin de pouvoir compenser totalement la charge que représente le carburant.»
Du côté dAir France-KLM, on souli-gne également le caractère complexe de ce domaine, comme lindique Anna-Lisa Repetto, Marketing & Communication Manager Alps & Balkans Region: «Nos tarifs sont basés sur de nombreux facteurs et les coûts nen sont quune partie. De plus, les coûts du carburant que nous prenons en compte ne sont pas uniquement liés au prix du pétrole, mais également aux taux de change, aux résultats du hedging, ainsi quà la marge de craquage. La somme de ces facteurs ne nous donnent aucune raison jusquà présent de modifier nos tarifs.»
Chez Swiss, le kérosène représente de façon quasi-constante près de 30% des charges totales de la compagnie. «Pour que le prix du baril de pétrole ait une influence significative sur le chiffre daffaires de la compagnie, il serait nécessaire que celui-ci demeure durablement bas, ceci afin de compenser les années de hausse sans interruption.»
CD

