Emirates compétitive à tout prix? (Edition 2015-19)

Un deuxième Airbus A380 à Zurich pourrait conduire à un guerre tarifaire.

Dès le mois d’octobre, Emirates Airline (EK) programmera un second Airbus A380 quotidien au départ de Zurich, représentant 135 sièges de plus par jour, dont 40 en classes premium (Business et First Class). Pour autant, cela ne devrait pas porter ombrage aux opérations quotidiennes de Genève, voire de Lyon. Jürg Müller, Country Manager Switzerland: «Cette décision est indépendante de nos autres vols sur Genève et Lyon. Elle est fondée par la forte demande observée sur la route de Zurich de et vers Dubaï, et au-delà sur le Moyen-Orient, l’océan Indien, le sous-continent indien, l’Afrique, l’Asie et l’Australie/Nouvelle-Zélande. De plus, ce second vol en A380, avec départ de Zurich en soirée, offrira un temps de connexion idéal vers Denpasar/Bali qui sera lancé le 3 juin prochain et où nous constatons déjà une très bonne demande.» 

La route de Genève connaît pour sa part un bon développement. «La demande croît de manière soutenue, ce qui nous a poussé à décider de passer à des opérations avec un Boeing 777-300ER en août prochain, soit un ajout de 94 sièges par jour.» Sans donner de chiffre, Jürg Müller se dit très satisfait des résultats qui correspondent aux attentes. «La hausse de capacité est le résultat de la croissance obtenue.» Le trafic sur Dubaï représente 40%, tandis que le trafic en continuation occupe 60%. La First se porte plutôt bien, tant sur le marché inbound que l’outbound, Cependant, pas question de parler de guerre tarifaire. «Nous considérons toujours que la concurrence est la bien-venue, en nous souciant d’offrir le meilleur rapport prix-qualité. Tout secteur connaît des périodes de forte ou de basse demande, nécessitant une approche tarifaire différente, souvent pour des destinations précises ou par cabine.» Ainsi, la programmation d’un A380 de plus de 600 sièges (configuration Business et Economy uniquement) sur Copenhague est un exemple. «Sur cette destination, la demande pour ces deux cabines est très forte.»

Bien que petite en taille, la Suisse reste un marché substantiel pour
le long-courrier, avec une bonne de-mande pour les classes First et Business. En revanche, d’autres destinations comme Copenhague pourraient voir un service en deux classes si la de-mande s’en fait sentir.

CD