
Jean-Baptiste Lemoyne est un homme de terrain qui n’hésite pas à avaler les kilomètres pour être au plus près des préoccupations des professionnels des voyages français et étrangers. Après un crochet par la Provence en matinée, c’est à la résidence du Consul général de France que le Secrétaire d’Etat au tourisme français au sein du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a donné rendez-vous à une dizaine d’acteurs suisses du tourisme pour un intéressant déjeuner de travail.
Ce tour de table a permis à Jean-Baptiste Lemoyne de prendre le pouls de la branche en cette période de sortie de crise et de reprise progressive des activités touristiques. Car le tourisme est bel et bien l’un des secteurs les plus touchés par la pandémie qui sévit depuis mars de l’an dernier. La veille de la visite du Secrétaire d’Etat marquait d’ailleurs le dernier jour de la stratégie de réouverture des frontières en trois étapes scrupuleusement appliquée par la France – Stratégie de réouverture des frontières via ce lien direct.
Priorité à la sécurité sanitaire
«Face à la pandémie, nous avons sans doute été plus durs que d’autres, par exemple en n’autorisant que les Britanniques vaccinés à entrer sur le territoire français. Nous avons été assez conservateurs contrairement à d’autres nations comme le Portugal qui ont assoupli les conditions plus tôt mais ont dû entre-temps revoir leur stratégie. Nous avons toujours estimé que la sécurité sanitaire des Français et des hôtes étrangers le vaut bien», martèle Jean-Baptiste Lemoyne.
Si le Secrétaire d’Etat constate que le tourisme de loisirs reprend vite et fort après une parenthèse dramatique, il estime en revanche qu’en dépit de signes positifs, le segment des voyages d’affaires et les groupes mettront davantage de temps à se redresser, sans doute dans la fin de la seconde partie de l’année.
Vaste campagne européenne 2021
Pour accompagner la reprise qui se dessine et dynamiser tout le secteur, la France a lancé en mai dernier une vaste campagne de relance européenne réunissant l’Agence de développement touristique Atout France, les treize Comités régionaux de tourisme, des agences d’attractivité ainsi que des entreprises privées. Baptisée «Explore France», cette campagne à 10 millions d’euros est étendue à 10 marchés européens cibles, dont la Suisse.
S’articulant autour du tourisme durable comme fil (vert) conducteur, la campagne insiste sur la marque «France» et sur «Ce qui compte vraiment», un slogan décliné également en anglais et en allemand en fonction des marchés émetteurs.
«La campagne entend rassurer les touristes européens, les informer sur les structures et les produits, les inspirer en suggérant de nouvelles propositions de destinations et d’expériences en phase avec leurs aspirations», relève Frédéric Meyer, Directeur d’Atout France pour la Suisse, l’Italie et la Grèce, coordinateur également de la zone Europe du Sud. Car la France n’a pas chômé pendant les mois derniers, son offre ayant profité de la crise pour se mettre à jour.
Ardent défenseur des professionnels des voyages, Jean-Baptiste Lemoyne a aussi rappelé à son auditoire la clarté de son message dans l’Hexagone: «J’incite plus que jamais les Français à passer par les agences pour la mise en place de leurs voyages. Il y va de la sécurité, du professionnalisme et de la valeur ajoutée qu’offrent les agences.»
Tour de table avec une dizaine de professionnels
Une dizaine de professionnels suisses issus de plusieurs domaines d’activités étaient les hôtes de Jean-Baptiste Lemoyne lors de ce déjeuner d’échanges: Eudes-Philippe Le Guelinel (Air France), Virginie Tonnellier (BK Organisation), Battiste Briatico (Briatico), Fabio Calo (Club Med), Ivan Nicoletti (Corsica Ferries), Stéphanie Degallier (Départ Voyages), Alain Müllauer (Destinations Santé), Marcella Vezzoni (EF Educational Tours), Christine Ruph (Frantour/Railtour), Renato Grieco (Ovation Global) et Modestino Capolupo (Hotelplan Suisse/Tourisme Tourisme Pour Tous).
Développement dans la prochaine édition de TRAVEL INSIDE.
(Dominique Sudan)








