Air France-KLM opte pour la prudence

Une perte plus de 200 mios d’euros justifie une planification prudente.

Le programme estival du groupe Air France-KLM veut s’adapter à l’évolution de la demande dans un contexte décrit comme de crise économique globale. Les capacités sont réduites sur certaines lignes, et renforce d’autres offres sur des marchés stratégiques et met en service de nouveaux avions.  Par rapport à l’été 2008, les sièges kilomètres offerts par le groupe Air France-KLM sont en recul de 3,4%. La diminution est de 3,4% sur le réseau long-courrier comme sur le réseau moyen-courrier.

KLM Royal Dutch Airlines baisse ses sièges kilomètres d’environ 5%, Air France de 2,7%. Grâce à la complémentarité des hubs de Paris et d’Amsterdam, les passagers continuent de profiter d’un réseau très étendu sur les cinq continents. En Europe, la baisse de l’offre est d’environ 4% pour KLM et de 1,1% pour Air France. Les passagers au départ de la Suisse bénéficient de la nouvelle ligne Bâle-Amsterdam qui sera lancée le 29 mars prochain, et de nouveaux appareils de type Embraer 190 sur les lignes desservies par KLM City Hopper.

Par ailleurs, pour l’exercice en cours (1er avril 2008 – 31 mars 2009), le groupe s’attend à des pertes d’un peu plus de 200 millions d’euros. Un résultat négatif  lié au fait que la dépense mensuelle de carburant est facturée  sur  la  base  du  prix  du  mois  précédent, selon Pierre-Henri Gourgeon, Directeur général du groupe.

Il conclu en ajoutant « L’exercice  2009-10  va  s’ouvrir  dans  un  contexte  de  crise  sans précédent avec une absence de visibilité sur l’évolution de la conjoncture économique et sur la volatilité de paramètres tels que les devises et le prix du carburant […] Nous avons démontré notre capacité à nous adapter rapidement à cet environnement en baissant les capacités, en renforçant le plan d’économies, en poursuivant l’adaptation des effectifs et en limitant les investissements. Nous continuerons nos efforts en ce sens pour renforcer la capacité du groupe à résister durablement à cette crise en nous appuyant sur nos fondamentaux solides.»