
Les voyageurs qui se soucient de la question de l’environnement ont à disposition des calculateurs d’empreinte carbone. Ces outils permettent de savoir comment compenser les émissions liées à leurs vols. Et ils ne sont pas utilités que par des particuliers, plusieurs entreprises décidant d’y avoir recours. Mais quid de leur fiabilité?
Le portail L’Echo Touristique s’est penché sur la question et a testé différents portails en se basant sur un vol Paris-Bangkok. Le premier calculateur utilisé est celui de l’Agence de la transition écologique (Ademe), une référence pour ATR et d’acteurs engagés comme le groupe Voyageurs du Monde. Avec une distance estimée à 9’705 kilomètres, le calculateur livre un bilan carbone de 1’465 kg équivalent CO2.
Deuxième calculateur testé, celui de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Bilan carbone : 837,5 kg équivalent CO2. Une différence que l’Ademe explique par la prise en compte des traînées qui perturbent les cycles d’autres gaz à effet de serre que le CO2. Un impact qui est également appelé forçage radiatif additionnel.
Troisième calculateur mis au banc d’essai: celui proposé par Air France. L’outil de la compagnie aérienne suit une méthode similaire à celle de la DGAC et livre un bilan carbone de 703 kg CO2. En revanche, il ne prend pas en compte la production et la distribution du carburant. Un point de non-conformité à la réglementation française ou la norme européenne, souligne L’Echo Touristique.
Quatrième outil examiné, le calculateur de Good Planet, la fondation créée par Yann Arthus Bertrand. Le bilan affiché est cette fois-ci de 1,7 tonne équivalent CO2, sans autres explications (du moins pour la version gratuite et destinée aux particuliers). Enfin le comparatif s’achève avec le calculateur de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Celui-ci livre un bilan carbone de 389,7 kg CO2.
Les outils disponibles en Suisse
Nous avons également testé le calculateur mis à disposition par Myclimate. En conservant l’idée d’un vol Paris CDG – Bangkok, aller-simple en classe économique, le bilan se rapproche de celui de Good Planet avec 1,6 tonne de CO2, fourni sans autre détail. Enfin, le calculateur proposé par Carbon Fri livre un bilan très proche avec 1,5 tonne pour un voyage en avion de 9’705 kilomètres. A noter que le calculateur donne quelques équivalents pour mieux se représenter la dépense énergétique.
Ces résultats montrent bien que pour l’heure, il y a un manque d’harmonisation ou de standardisation entre les différentes méthodes de calcul. Selon L’Echo Touristique, une norme iso serait actuellement à l’étude et pourrait à terme permettre d’avoir des outils accordés. La Commission européenne aurait également lancé un projet «Comptabilisation des émissions liées au transport» qui pourrait déboucher sur un règlement européen. Pour l’heure, le constat est sans appel: les informations existent, mais ne sont pas toujours des plus lisibles.
(Business Traveltip)








