Le 22 septembre, les Suisses s’exprimeront sur la révision de la Loi sur les épidémies. Cette révision complète devraitpermettre une reconnaissance, une surveillance, une protection et une lutte contre les maladies transmissibles, ainsi qu’une meilleure gestion d’épidémies avec un haut risque pour la santé publique.
Dans le cadre de la campagne précédant ces votations, les opposants à cette révision ont attiré l’attention sur l’article 60 selon lequel l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) va introduire un système d’information électronique, dans lequel devraient figurer des données relatives aux itinéraires, lieux de séjour, et contacts avec des personnes, animaux ou environnement fréquentés.
Toutefois, il n’est pas question d’une collecte générale de données incluant les activités de voyage de personnes, ainsi que nous le confirme Daniel Koch de l’OFSP: «Cela ne relève pas de la loi sur les épidémies, mais de l’ordonnance sur la déclaration des maladies transmissibles de l’homme. Celle-ci indique que les médecins ou les hôpitaux doivent faire des annonces en cas de contact avec de graves maladies infectieuses, mais pas l’intermédiaire qui organise le voyage. Aucun devoir d’annoncer n’existe pour les voyages. L’OFSP ne transmet des informations sur les voyages de certaines personnes qu’à la demande exclusive de médecins. Par année, on ne dénombre que deux à trois cas où un itinéraire doit être reconstitué. Avec la nouvelle loi, rien ne change pour les entreprises de la branche des voyages.»
