Le modèle d’Airbnb faussé à Genève

Une enquête du quotidien «Le Temps» met à jour la vraie nature des objets en location.

L’idée de base de la plate-forme Airbnb est de proposer à la location des logements de particuliers à d’autres particuliers. Face au succès rencontré dans de nombreuses villes, des boucliers ont été levés, criant à la concurrence déloyale face aux hôteliers. Entre condamnations et imposition à la taxe de séjour, les réactions sont diverses. Pour le moment, Genève ne s’est pas encore penchée sur le problème.

Une enquête du quotidien «Le Temps» révèle qu’au moins la moitié des biens proposés à Genève n’est pas la propriété de particuliers, mais seraient entièrement destinés à la location. Ce sont plus de 2000 annonces qui ont été analysées par le quotidien, permettant de relever divers abus, telle le cas d’une femme qui gère 120 logements rien que sur Genève. Des logements mis à disposition de particuliers, mais également d’agences de location.

Pour sa part, Hôtelleriesuisse estime à deux tiers la proportion de logements de nature commerciale, une appréciation basée sur une analyse similaire effectuée à Zurich.