Depuis le 2 octobre, Air Madagascar a un nouveau CEO en la personne de Gilles Filiatreault. Sa tâche consistera notamment à redresser les comptes de la compagnie. Originaire du Québec, Gilles Filiatreault est un habitué de ce genre de mission. La tâche ne sera cependant pas aisée, Air Madagascar souffrant d’un personnel en surnombre: 1200 salariés, auxquels s’ajoutent 200 autres au sein de prestataires directs. Sans parler de licenciements, la compagnie doit réduire sa dette d’exploitation de 38 millions de dollars d’ici six mois. Puis viendra le temps de la recherche d’investisseurs privés – l’Etat restera cependant majoritaire.
Parallèlement, la compagnie privée Madagasikara Airways a reçu son premier appareil, un Embraer 120 de 30 places. Le premier vol devrait commencer le 26 octobre. L’appareil fait l’objet d’un «wet lease» à une société sud-africaine, équipage et maintenance compris. Les activités seront dans un premier temps domestiques avec des liaisons entre Antananarivo, Tamata et Sainte-Marie. Cette compagnie a vu le jour suite à la libéralisation du transport aérien, une étape essentielle pour le ministère du Transport et du Tourisme de Madagascar qui vise un million de touristes d’ici 2020.
