Non contents davoir à subir les pressions externes plus ou moins contrôlables, quelles soient le fait de gouvernements, de financiers ou déléments naturels, les agences de voyages et tour-opérateurs doivent également subir la pression de la clientèle, échantillon tiré de ce quon appellera volontiers le «grand public», mais qui na, hélas, pas dautre vue densemble que ce que lon entend à la radio ou à la télévision et ce quon lit dans la presse quotidienne.
Sous son titre «Billiger in die Ferien» (publié le 16 janvier), le «Blick» sem-pres-sait de préciser que «les fournisseurs de voyages profitent avant tout de leuro bon marché». Sur les ondes des radios romandes, plusieurs animateurs nont pas hésité à faire un parallèle peut-être moins erroné, pensant que partir en vacances allait être moins cher. De là à en conclure que les agences de voyages se ré-joui-ront davoir plus de demandes, il ny a quun pas.
Ce quon entend moins, en revanche, cest que la baisse qui est répercutée par les tour-opérateurs se fait à perte, sur des marges déjà très faibles. Sans compter que cette décision nest nullement un dû, mais un geste de bonne volonté envers les clients, ainsi que les partenaires. Ces mêmes partenaires se retrouvent entraînés par une masse de travail supplémentaire. Et quand bien même le nombre de clients ou de voyages viendrait à augmenter, le chiffre daffaires restera en baisse.
De plus, il apparaît comme inévitable que les objectifs fixés pour lannée avec les différents fournisseurs ne pourront pas être atteints. En effet, une baisse aussi importante des prix va sans aucun doute avoir une répercussion sur les chiffres, même si leuro venait à reprendre des forces dici la fin de lannée. Si les agences paient un certain tribut dans cette affaire, les tour-opérateurs classiques vont également en faire les frais. Dans ce cas de figure, les modèles appliquant des prix du jour sont les seuls à limiter les dégâts. Sans compter quen termes dimage, du point de vue de la clientèle, la différence ne se fait pas. Lun comme lautre peuvent annoncer une répercussion des prix sans que le consommateur ne réalise à quel coût celle-ci intervient.

