Le BSP (Bank Settlement Plan), organisme international de compensation entre les compagnies aériennes membres de IATA qui collecte les paiements des agences de voyages, pourrait revoir sa stratégie. A lheure où les compagnies long-courriers réduisent régulièrement le taux de commission des billets IATA, alors quen Europe les prix du marché et les tarifs IATA sont toujours plus proches, la décision qui sappliquerait à lensemble de lEurope risquerait de poser un sérieux problème de liquidités à de nombreuses agences. Nombreuses sont dailleurs les petites agences qui ont renoncé à la licence IATA depuis deux ans: les participants au BSP étaient encore 770 en 2005; lan dernier, leur nombre a baissé à 750 pour fléchir encore à 690 cette année, soit une baisse de 10,4%.
«Actuellement, la Suisse est soumise au régime du paiement mensuel. Mais 20% des agences effectuent déjà leur paiement chaque semaine. Ce choix offre un meilleur contrôle aux compagnies aériennes sécurisées par le système. Les agences qui choisissent ce rythme hebdomadaire de paiement courent aussi moins de risques en fin de mois. De plus, IATA les fait bénéficier dune réduction de la garantie bancaire», explique Claudio de Salvo, chef de IATA Suisse.
Si 20% des agences effectuent un paiement par semaine, le reste des versements est effectué toutes les deux semaines ou chaque mois, la proportion des agences choisissant ces deux rythmes étant à peu près égale.
En Suisse, le BSP gère un volume qui se situe entre 4 et 4,2 milliards de francs, avec un des yield parmi les plus élevés dEurope. Mais la Suisse serait en avance sur le reste de lEurope en matière de paiement puisquun cinquième des agences a choisi le paiement hebdomadaire. Dailleurs, rien nindique que IATA nimposera pas cette dernière solution, le raccourcissement à deux semaines ne constituant quune première étape de la nouvelle politique.

