L’accès aux GDS plus cher? (Edition 2008-39)

Pour Michel de Blust, secrétaire général de l’ECTAA, la nouvelle législation européenne sur la transparence dans la distribution des billets d’avion manque de clarté, en particulier par rapport aux GDS.

Le 4 septembre, le Parlement européen a adopté un règlement sur la
publication de tarifs aériens tout compris. S’il se déclare favorable à
une telle législation, Michel de Blust, secrétaire général de l’ECTAA
(The European Travel Agents’ and Tour Operators’ Association), regrette
que le texte adopté ne soit pas très clair.

Ce texte fonde, selon lui, la définition des transporteurs associés sur
les critères de contrôle ou influence décisive sur un GDS. «Ces notions
sont vagues et ouvertes aux interprétations, relève-t-il. Nous aurions
préféré la définition proposée par la commission parlementaire, qui
reposait sur les critères clairs de participation au capital d’un CRS
ou de représentation dans un organe décisionnel du GDS.»

Qu’en est-il des différences de prix pratiqués par les airlines entre
les différents canaux? «Le Parlement européen a introduit un
aménagement à l’interdiction d’identification des agents de voyages, en
l’autorisant si l’agent et le GDS conviennent préalablement des
conditions appropriées de l’usage des données. Nous espérons que cela
ne rendra pas le principe d’interdiction inopérant.»

Plus généralement, Michel de Blust estime que le Parlement n’a pas du
tout traité de la question du contenu tarifaire disponible dans les
GDS. ECTAA et GEBTA déplorent que la proposition de règlement n’apporte
pas de solution à la tendance croissante des compagnies aériennes de
proposer des prix différents selon que le client achète directement sur
le site Internet de la compagnie aérienne ou via un GDS utilisé par un
agent de voyages. «Seuls les GDS sont réglementés de façon à fournir
une comparaison neutre entre les tarifs disponibles.»

Il estime que «si les compagnies aériennes peuvent continuer à
discriminer contre les GDS en ne leur fournissant pas le même accès aux
tarifs, les consommateurs qui ne réservent pas sur Internet souffriront
de discrimination. En outre, comparer et trouver le vol optimal parmi
les divers canaux de réservation nécessitera plus de temps et des
investissements dans des outils technologiques coûteux.»