La loi clarifie les problèmes de responsabilité (Edition 2010-21)

Nombreux sont les TOs et agences à s’interroger sur les conséquences des multiples annulations de vols et de voyages qu’a entraînées pendant un mois l’éruption du volcan islandais.

La loi fédérale sur les voyages à forfait introduite en 1993 fournit ici des explications précises lors de l’inexécution ou l’exécution imparfaite d’un contrat, notamment en termes de mesures de remplacement, de responsabilité, d’exceptions et de limitation et d’exclusion de la responsabilité.

Pour les TOs et les agences, les conséquences financières d’une éruption volcanique ou d’un événement exogène et imprévisible sont lourdes. Walter Kunz, directeur de la Fédération suisse des agences de voyages (FSAV), rappelle que, conformément à la loi fédérale, la responsabilité de l’organisateur est en principe engagée dans le cadre des voyages à forfait. Mais deux distinctions sont à prendre en considération. «Avant le départ, l’organisateur est tenu de rembourser l’intégralité des frais au client si ce dernier n’a pas pu partir en raison d’un événement imprévisible, par exemple le cas du volcan. Cela veut dire que l’organisateur ne remboursera pas qu’un élément du forfait, mais la totalité, y compris les frais éventuels d’annulation», explique Walter Kunz. Après le départ, l’orga-nisateur ou le détaillant ne sont pas responsables lorsqu’il s’agit d’un cas de force majeure ou d’un événement imprévisible, malgré toute la diligence requise. «Sur ce point, il convient de se prévaloir d’un événement imprévisible et inévitable et non d’un cas de force majeure», conseille Walter Kunz. Dans ce cas, l’organisateur ou le détaillant partie au contrat sont tenus de venir en aide au client; ils n’ont qu’une obligation d’ordre organisationnel mais non financier.

DS