Selon l’AFP, la direction de la compagnie aérienne italienne a trouvé un accord avec les syndicats en vue des négociations pour une entrée au capital d’Etihad. Alitalia est également parvenue à un accord avec les syndicats portant sur "le recours à des mesures de chômage technique par rotation et à des contratst de solidarité pour l’équivalent de 1’900 postes à plein temps", sur un total d’environ 14’000. Toujours selon l’AFP, la réduction des effectifs ferait partie, avec la renégociation de la dette (plus d’un milliard d’euros), des conditions posées par Etihad pour entrer au capital d’Alitalia. Cet accord devrait entrer en vigueur le 1er mars prochain pour une durée de deux ans, après avoir été approuvé par le ministère du Travail.
Etihad Airways et Alitalia avaient confirmé début février être entrées dans la "phase finale du processus de vérification en vue d’un possible investissement d’Etihad Airways dans Alitalia". Selon la presse italienne, Etihad envisagerait de reprendre jusqu’à 49% du capital-actions d’Alitalia, soit un investissement d’environ 400 millions d’euros. Cela permettrait à Alitalia d’éviter de déposer le bilan et de rester européenne. Etihad compte en effet bénéficier de certains avantages liés à son investissement dans la compagnie, dont les droits de trafic.
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, dont la part dans Alitalia est descendue de 25% à environ 7% suite à son refus de participer à une récente augmentation de capital, restera actionnaire d’Alitalia, jusqu’en 2017 en tout cas.
