Qui ne connaît pas les «Conseils de voyages» du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE)? Ceux-ci peuvent désormais être consultés sur téléphone portable. Un outil qui complète le lancement de la plate-forme Itineris en 2012, destinée à suivre et informer, en cas de besoin, les Suisses en déplacement à l’étranger. Si l’utilité de ces services n’est plus à démontrer (les conseils auraient enregistré 21 millions de clics en 2012), ils sont à double tranchant.
En effet, certains n’hésitent pas à leur reprocher de véhiculer ou d’entretenir un sentiment d’insécurité ou de psychose. Cité dans La Liberté, l’exemple de Xeno Tours sur le cas de deux Autrichiens enlevés en 2008 en Algérie rappelle que ce cas a été cité plusieurs années dans les recommandations, sans que ne soient précisés le fait que le voyage s’était déroulé hors des sentiers battus, ni même que le lieu de l’enlèvement était alors inconnu.
Une collaboration existe entre les voyagistes et le DFAE, les premiers étant souvent une source d’information non négligeable pour le second. Même si parfois, les recommandations du DFAE vont à l’encontre des intérêts des voyagistes. Dernier exemple en date, l’Egypte déconseillée du 30 janvier 2011 au 17 février 2011.
