USA révèle le «Secure Flight Program»

Les nouveautés devraient permettre une meilleure sécurité.

Lancé il y a trois ans et très critiqué depuis, le programme «Secure Flight» de la Transportation Security Administration (TSA) des Etats-Unis a été adaptée en vertu d’une «Final Rule». Les nouveautés essentielles: la comparaison avant le décollage des listes de noms avec les «Watchlists» des autorités américaines ne doit à l’avenir plus être réglée par les compagnies aériennes, mais par la TSA elle-même.

Jusqu’ici, des «No-Fly lists» ont été distribuées aux compagnies aériennes qui devaient les comparer aux données des passagers de chaque vol. D’une part, des problèmes de fausse identification ont découlé de nom mal orthographiés ou homophones (entraînant des problèmes sous la forme de contrôles spéciaux pour les passagers concernés). D’autre part, selon Michael Chertoff, directeur de l’US Department for Homeland Security, les compagnies aériennes ont effectué des contrôles «très différents». Ce qui veut dire que la TSA n’avait aucun contrôle efficace.

Le remède pour ces problèmes est d’une part la prise en charge des contrôles par la TSA, et d’autre part une plus large indication de données. Les compagnies aériennes doivent indiquer à l’avenir le nom complet, la date de naissance et le sexe des passagers avant le décollage. La TSA compare alors celles-ci avec sa base de données. Cela devrait réduire le nombre de fausse identification à un minimum. En outre, les listes de risques ne doivent plus être confiées à des tiers, comme les compagnies aériennes.

Les partisans de la protection des données ne critiques pas seulement la manie de collecterles données des Etats-Unis, mais également le fait que la base de données de la TSA, connue sous le nom de «Main Core», mélange diverses bases de données du FBI, de la CIA, des compagnies de cartes de crédit et d’autres encore. Il est arrivé au cours des dernières années que jusqu’à 30000 passagers, dans le cadre du programme «Secure Flight», soient indiqués comme menaces terroristes potentielles (Federal Terrorist Watch Lists) et voient ainsi leurs possibilités de voyager aux USA réduites.

Michael Chertoff nie que «Main Core» contienne de nombreux noms de citoyens inoffensifs et donne un chiffre: «Seulement 16000 personnes sont enregistrées en tant que Selectees, soit des personnes soumises à une enquête étroite, et seulement 2500 sont sur la liste No-Fly.» Ce qui ne veut pas dire que la base de donnée n’ait beaucoup plus de noms…

Pour plus d’informations détaillées sur la Secure Flight Final Rule: www.dhs.gov.