Jeudi dernier, le gouvernement portugais a annoncé la mise en vente de 66% du capital de la compagnie aérienne TAP Portugal. Il s’agit de la seconde tentative de privatisation après l’échec de celle de décembre 2012. Dans le détail, les plans prévoient la cession de 61% du capital de l’ensemble du groupe TAP par vente directe à un ou plusieurs investisseurs. 5% seront réservés aux salariés, a précisé Sergio Monteiro, secrétaire d’Etat aux Transports. L’Etat aura une option de vente sur deux ans pour les34% restants.
Le choix de vendre est motivé par l’impossibilité pour l’Etat d’injecter de nouveaux fonds dans la compagnie en raison des règles européennes. En septembre dernier, quatre acheteurs potentiels crédibles avaient été mentionnés par le ministre de l’Economie, Antonio Pires de Lima. Parmi les intéressés, on trouverait German Efromovich, homme d’affaires sud-américain, propriétaire d’Avianca et déjà candidat à la reprise en 2012. Ses garanties bancaires avaient été alors jugées insuffisantes.
Les autres candidats seraient un consortium composé de l’américain Frank Lorenzo et du portugais Miguel Pais, l’américano-brésilien David Neeleman (Azul – Brésil, JetBlue – USA et Westjet – Canada) et Globalia, la maison-mère d’Air Europa. Selon le «Spiegel online», Lufthansa serait également sur les rangs.
