A lAIG, Olivier Delétraz, chef des Relations Humaines, précise que les opérations et la sûreté ont été touchées: «Nous disposons dun délai légal de trois pour réunir tous les documents. La caisse de chômage interviendra ensuite. Mais le dédommagement des entreprises sera faible. Tout simplement parce que la loi sur le chômage ne prévoit pas ce cas de figure. Contrairement à la Réduction dHoraire de Travail (RHT) demandée, par exemple, suite à effondrement des commandes dune entreprise, le volcan a touché de façon abrupte les entreprises concernées. Celles-ci ne pouvaient pas prévoir une telle issue.»
Chez Swissport Genève, Michel Glorieux, directeur, abonde dans le même sens: «La caisse de chômage est entrée en matière mais la compensation sera partielle, en dépit du fait que 80% de nos collaborateurs étaient en arrêt de travail forcé durant la fermeture.»
Philippe Dessaux, Manager Airline Handling Genève de Dnata Switzerland, salue de son côté le soutien des autorités genevoises en charge du dossier sans se faire trop dillusions: «Nous sommes satisfaits de cet accueil favorable mais la procédure prendra du temps et la compensation ne sera guère élevée. La perte sèche est bel bien là, avec environ 80% des effectifs réduits au chômage technique. A lavenir, il faudrait considérer lintroduction dun tel cas de figure dans la loi sur le chômage.»
Au sein des compagnies aériennes Easyjet et Swiss, la situation nest pas la même: pendant cinq jours, tout le personnel naviguant dEasyjet était au repos forcé selon Peter Voets, soit plus de 500 personnes. Easyjet a donc aussi demandé à être indemnisée. Swiss, en revanche, na pas le même problème: son personnel naviguant, cockpit et cabine, est basé à Zurich. La maintenance, lescale et le cargo nont pas non plus été touchés à Genève, au contraire.
Dominique Sudan
