Feu vert officiel pour l’Aile Est de l’aéroport (Edition 2014-43)

Genève Aéroport disposera enfin d’une infrastructure d’accueil adaptée aux gros-porteurs.

Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a approuvé la semaine passée les plans de construction de nouvelles salles d’embarquement, principalement dédiées aux vols long-cour-riers desservant Genève Aéroport. Ce bâtiment, dénommé Aile Est, remplacera les actuelles infrastructures, construites à titre provisoire dans la seconde partie des années 70. 

Le nouveau bâtiment me-surera environ 520 mètres de long, 20 mètres de large et 19 mètres de haut. Les voyageurs pourront embarquer à bord des avions et en débarquer par deux passerelles (contre une actuellement), ce qui contribuera à fluidifier les flux et permettra surtout de ne plus avoir à recourir à des transferts par bus. Cette nouvelle infrastructure facilitera également le travail des compa-gnies aériennes qui réclament depuis long-temps une infrastructure moderne et fonctionnelle. La demande d’approbation des plans mise à l’enquête publique au mois de mai 2013 avait alors suscité plusieurs oppositions. 

«Au terme de discussions constructives menées avec l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) et de la direction de Genève Aéroport, les opposants ont collectivement décidé de renoncer à former un recours contre ce projet. Craignant que l’Aile Est n’encourage la croissance en créant de la capacité supplémentaire (neuf places, dans une utilisation opti-male, contre six actuellement), les opposants ont souhaité qu’une restriction soit apportée à l’utilisation de ces positions. Leur de-mande a été entendue, et la direction de Genève Aéroport s’est engagée formellement à ne pas prendre en charge plus de six avions simultanément», précise Robert Deillon, directeur général de Genève Aéroport.

De son côté, l’OFAC a garanti aux opposants que cette restriction de l’exploitation de l’Aile Est fera partie des charges associées à la déci-sion d’approbation des plans. «La procédure d’appels d’offres devant sans doute nous occuper durant toute l’année prochaine, on pourrait parler d’un premier coup de pioche en 2016», conclut Robert Deillon.

DS