Le groupe Hotelplan vient de communiquer son meilleur résultat financier depuis sept ans, ce qui représente un bail en la matière. En analysant les volumes daffaires par segment, on remarque que, désormais, les vaches à lait du groupe sont Interhome et Inter Chalet, qui génèrent 26% du résultat du groupe. Mais attention: il ny aura pas de seconde consolidation dInter Chalet dans le prochain résultat annuel. En revanche, lévolution dun Travelwindow laisse la porte ouverte à bien des questions tant la concurrence est âpre au niveau des OTA.
Au niveau suisse, Hotelplan connaît un développement réjouissant, ce qui navait plus été le cas depuis bien des années. Vertement critiqués par certains, les investissements informatiques semblent donc payants, au même titre que le nettoyage de certaines marques. A ce propos et avec le recul qui simpose, il est ici loisible daffirmer que le paquet Travelhouse avait été cher payé à lépoque, tant le portefeuille de marques a fondu. Passons.
Si Hotelplan Suisse a vu son chiffre daffaires augmenter et son résultat opérationnel avant intérêts, impôts et amortissements retrouver de belles couleurs, il le doit à la forte croissance du segment online et du retailing, qui aurait généré des recettes records. Cet apport, au même titre que celui de lantenne Tourisme Pour Tous installée dans de nouveaux murs lausannois, est particulièrement réjouissant, le marché romand ayant sans doute largement contribué à lembellie finale. Et il devrait poursuivre dans cette voie.
Mais lexercice en cours, qui vit déjà son cinquième mois, ne bénéficiera pas des mêmes conditions cadres. Par la «faute» de la BNS, les prix ont partout été tirés vers le bas. Cette réduction, de lordre de 15 à 20%, pèsera de toute manière sur le résultat annuel et ne sera compensée que par une augmentation équivalente du nombre de passagers. Une croissance qui, indirectement, pourrait être à mettre à lactif du tsunami provoqué par Kuoni au début janvier. Un tremblement de terre qui a fortement perturbé les clients en raison de la communication catastrophique que lon sait. Et que fait un client dans le doute? Il sadresse ailleurs. Dautant que Migros (Hotelplan) ne dément pas son intérêt pour le concurrent à reprendre.
Dominique Sudan

