Walter Kunz, la FSV a réagi trois jours plus tard à larticle paru dans «Le Matin Dimanche». Pourquoi?
Tout simplement parce que cet article lais-sait accroire que Clubilis était membre de la FSV et nous voulions clairement nous distancier de cette agence.
Comprenez-vous les réactions parfois virulentes de certains membres suite à cette parution?
Naturellement! Cest la raison pour laquelle nous voulions quil fût clairement établi que nous ignorions que Clubilis disposerait dune telle plate-forme directement à côté de notre entretien.
Que savez-vous de cette société à laquelle vous souhaitez ne pas être associé?
Nous savons que Clubilis ne garantit pas les fonds de la clientèle et nest donc pas en conformité avec la loi. De plus, une agence sise à létranger sest plainte auprès de nous: Clubilis aurait mis sur pied un voyage de groupe sans avoir payé, à ce jour, les prestations fournies. Selon diverses informations qui nous sont parvenues, son propriétaire aurait apparemment dautres mauvais antécédents avec son ancienne société. Les habitudes commerciales semblent loin dêtre sérieu-ses.
Pensez-vous quil sera possible, un jour, de mieux protéger la branche?
Bien entendu. Cest dans ce but que nous avons aussi ouvert le chemin politique. Lorsquune agence fait faillite et que des clients y laissent leurs plumes, cela nuit à lensemble de notre branche.
Nous navons nullement besoin de tels moutons noirs qui ne remplissent pas les obligations légales et tirent aussi un réel avantage concurrentiel découlant du fait quils nont pas à supporter les coûts quengendre un fonds de garantie.
De quelle manière peut-on éliminer les agences hors-la-loi?
Si la loi était enfin appliquée et assortie de sanctions sous la forme damendes salées, le sort de ces agences serait simple: soit elles disparaîtraient, soit elles opteraient pour une solution garantissant les fonds de la clientèle.
Pensez-vous la motion acceptée récemment par le Conseil fédéral soit la panacée?
Si celle-ci était adoptée par le Parlement, les agences peu sérieuses auraient peu de chance de survivre.
Un projet de licence dagence de voya-ges pourrait-il revenir sur la table?
Personnellement, je ne pense pas quune licence soit la voie à suivre. Il existe bien des esprits créatifs et entrepreneuriaux. Même sils ne sont pas directement issus de la branche, cela ne signifie nullement quils ne seraient pas en mesure dexploiter avec succès une agence de voyages ou un tour-opérateur. Nous avons de telles entreprises dans nos rangs. Et dans la restauration, toujours plus de restaurants se distinguent, même sans patente.
DS

