En comparaison internationale et notamment européenne, lAIG a prouvé sa capacité dadaptation dans lenvironnement économique et financier très défavorable qui a marqué lexercice écoulé. Dixit Robert Deillon, directeur général.
Malgré le contexte défavorable, lAIG a prouvé sa capacité de résistance sur plusieurs tableaux: son chiffre daffaires sest monté à CHF 295,132 millions, contre CHF 301,184 au cours de lexercice 2008. Dans le même temps, le bénéfice net a pu être maintenu à CHF 39,187 millions (CHF 60,894 millions en 2008). «La part du bénéfice rétrocédée au canton de Genève se monte ainsi à près de CHF 20 millions. Ces cinq dernières années, nous avons reversé plus de CHF 100 millions à lEtat, sous la forme de loyer er de participation au bénéfice», souligne Robert Deillon.
Dans le même temps, lAIG a réussi à limiter la baisse de trafic, nettement moins marquée à Genève quailleurs en Europe: avec 11,324 millions de passagers, le recul nest que de 1,7% alors que la moyenne européenne atteint 5,7%. En analysant les parts de marché détenues par les plus importantes compagnies de ligne, on constate que, pour la première fois, Easyjet dépasse le seuil des 35% alors que Swiss poursuit sa forte progression, avec 12,6% du volume.
Compte tenu du contexte de 2009, les résultats de lAIG, en dépit du fait quils marquent un recul au niveau financier, sont donc tout à fait honorables pour François Longchamp, président du conseil dadministration: «LEtat est un propriétaire heureux. LAIG a prouvé sa grande capacité à planifier lavenir, priorité absolue pour un aéroport qui doit prévoir son développement entre 20 et 25 ans à lavance.»
Après les CHF 73,537 millions investis lan dernier, ce développement sera réalisé par linvestissement annuel de quelque 100 millions, soit 500 millions dici à la fin 2014. Cette année encore sera marquée par louverture en automne dun chantier gigantesque, celui de la nouvelle Aile Est.
Dominique Sudan
