L’AIG tire son épingle du jeu (Edition 2010-19)

La crise n’a eu que peu d’incidences sur l’Aéroport International de Genève (AIG).

En comparaison internationale et notamment européenne, l’AIG a prouvé sa capacité d’adaptation dans l’environnement économique et financier très défavorable qui a marqué l’exercice écoulé. Dixit Robert Deillon, directeur général.  

Malgré le contexte défavorable, l’AIG a prouvé sa capacité de résistance sur plusieurs tableaux: son chiffre d’affaires s’est monté à CHF 295,132 millions, contre CHF 301,184 au cours de l’exercice 2008. Dans le même temps, le bénéfice net a pu être maintenu à CHF 39,187 millions (CHF 60,894 millions en 2008). «La part du bénéfice rétrocédée au canton de Genève se monte ainsi à près de CHF 20 millions. Ces cinq dernières années, nous avons reversé plus de CHF 100 millions à l’Etat, sous la forme de loyer er de participation au bénéfice», souligne Robert Deillon.

Dans le même temps, l’AIG a réussi à limiter la baisse de trafic, nettement moins marquée à Genève qu’ailleurs en Europe: avec 11,324 millions de passagers, le recul n’est que de 1,7% alors que la moyenne européenne atteint 5,7%. En analysant les parts de marché détenues par les plus importantes compagnies de ligne, on constate que, pour la première fois, Easyjet dépasse le seuil des 35% alors que Swiss poursuit sa forte progression, avec 12,6% du volume. 

Compte tenu du contexte de 2009, les résultats de l’AIG, en dépit du fait qu’ils marquent un recul au niveau financier, sont donc tout à fait honorables pour François Longchamp, président du conseil d’administration: «L’Etat est un propriétaire heureux. L’AIG a prouvé sa grande capacité à planifier l’avenir, priorité absolue pour un aéroport qui doit prévoir son développement entre 20 et 25 ans à l’avance.»

Après les CHF 73,537 millions investis l’an dernier, ce développement sera réalisé par l’investissement annuel de quelque 100 millions, soit 500 millions d’ici à la fin 2014. Cette année encore sera marquée par l’ouverture en automne d’un chantier gigantesque, celui de la nouvelle Aile Est. 

Dominique Sudan