Les agences CFF condamnées (Edition 2015-21)

Trente-trois agences fermeront leurs portes le 31 décembre 2015.

Coup de tonnerre dans le réseau CFF: le retrait du segment des agences de voyages est confirmé pour la fin de l’année. Vols, vacances balnéaires, arrangements forfaitaires ou encore croisières ne seront plus commercialisés, les autres prestations des CFF (voyages en train nationaux et internationaux, groupes, etc.) n’étant pas concernées par cette décision. Seuls les deux produits à connotation ferro-viaire, Frantour et Railtour, resteront proposés à la vente, mais sur le site Internet des CFF. Les agences de voyages CFF seront fermées à la fin de l’année. 

«Pour l’ensemble de la Suisse, il s’agit de 33 agences dont 12 en Suisse romande. Parmi 80 équivalents plein temps concernés, une trentaine se trouvent sur l’arc lémanique. Mais il n’y aura aucun licenciement: le personnel se verra proposer une autre activité au sein de l’entreprise. Les CFF se sont entendus sur cet aspect avec les partenaires sociaux», commente Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF.

Les voyages déjà réservés dans les agences de voyages CFF, organisés par différents voyagistes et dont la date de retour tombe en 2015, auront lieu comme prévu. La plupart des voyages dont la date de retour tombe en 2015 pourront encore être réservés jusqu’à la fin de l’année.

Le retrait du segment des agences de voyages est dû à un recul constant du volume d’affaires depuis plusieurs années, ainsi qu’à la tendance de la clientèle à réserver en ligne. Le segment des agences de voyages ne pourrait pas être exploité de manière rentable et, cette année encore, il devrait accuser une perte de plusieurs millions de francs. Les CFF ajoutent que «d’importants investissements sont nécessaires pour poursuivre l’ex-ploitation des agences de voyages, avec des chances de succès réduites». 

Ces fermetures constituent aussi une perte pour la Fédération suisse des voyages (FSV), dont l’ensemble du réseau d’agences CFF était membre. «Nous regrettons profondément cette décision; mais il s’agit d’une stratégie d’entreprise que nous devons accepter», estime Walter Kunz, directeur. 

En Suisse romande, de nombreux fournisseurs devraient être concernés depuis l’affinement de l’assortiment en 2014.

DS