Cétait un point prévisible, en abandonnant son réseau dagences de voyages, les CFF fermaient à la fois un robinet de distribution et un autre de formation. Pour la volée 2014-2017, les apprentis estampillés «Login» étaient six. Un nombre qui, une fois ajouté aux actuels treize candidats permet de retrouver légèrement la moyenne dantan. Mais cela ne suffit pas et il serait trop facile daccabler lancienne régie fédérale dêtre à lorigine de tous les maux.
La formation professionnelle a ceci de particulier quelle dépend directement des acteurs dune profession donnée. Pas question de passer uniquement par de la théorie, il faut du terrain. Et cest peut-être là que le bât blesse encore et toujours. Sil ny a pas de quoi saffoler au vu de la relève actuellement en cours de formation (les apprentis en deuxième et troisième année), il serait peut-être bon de sinterroger et de remettre en question le rôle de certains acteurs de la branche, ne serait-ce que pour la rendre plus attrayante.
La Suisse romande dispose de réseaux qui sont encore relativement grands, que ce soit celui dHotelplan, celui de Kuoni ou celui de TUI. Dans le cas dHotelplan Suisse, le groupe peut même se féliciter de disposer dune partie TO, de trois groupes dagences différents entre Hotelplan, Travelhouse et Globus, ainsi que dun réseau dagences daffaires avec BTA First. Chez TUI, le réseau romand offre une belle diversité de clientèle de par les emplacements des agences relativement variés.
Tout cela sans compter les acteurs du Business Travel. Et il faudrait encore compter les agences de voyages en ligne (OTA) qui ont pris peu à peu de limportance et montré une autre facette du métier dagent de voyages. A côté de ces acteurs de la branche, il reste un grand nombre dagences indépendantes plus ou moins grandes et plus ou moins actives. Et cest là quun effort doit être fait.
Comment justifier, au vu du paysage romand de la branche, quun canton comme Genève ne forme que quatre apprentis, dont trois dans les voyages daffaires? Cest toujours mieux que rien, certes, mais on ne peut sempêcher davoir limpression que la République et Canton de Genève aime à se renfermer sur elle-même.
Cédric Diserens

