Durant de nombreuses années, le tourisme de masse sest emparé de lEgypte et les abords de la mer Rouge ont fortement contribué au succès touristique de la destination. Aujourdhui, ce même segment a repris des couleurs et même si la hausse est modérée, elle est constante. Du point de vue des spécialistes de cur, on sent bien que cela nest quune partie du public que mérite la destination. A vrai dire, il est impossible de fermer les yeux sur les trésors culturels de lEgypte, tant ceux-ci sont évidents et nombreux.
Pourtant, ce même segment peine à reprendre. Même si certains se réjouissent de voir arriver des demandes, on est bien loin des niveaux davant la révolution. Et ce nest pas un phénomène qui sarrête au marché helvétique puisque sur place même, les opérations nont pas repris aussi fort que par le passé. Où est-donc le problème? On ne peut pas vraiment parler dune couverture médiatique négative, la Syrie occupant hélas le devant de laffiche depuis des mois. Ce qui manque peut-être aujourdhui, cest un signal positif venant du pays même.
Il faut comprendre par là quil nest pas nécessaire davoir un nouveau discours dHisham Zaazou, ministre du Tourisme, mais bel et bien des preuves que la société égyptienne est prête à entrer dans une ère de stabilité. Après, il est extrêmement complexe de déterminer doù doit venir leffort, les soupçons dinfluences de nations tierces étant plus forts que jamais. Néanmoins, il sagit dune condition sine qua non pour que le public amateur des séjours culturels reprenne confiance dans tous les sens du terme et puisse ainsi contribuer à relancer la machine. Les plages seules ne suffiront jamais à faire vivre le secteur touristique de lEgypte.
Reste un dernier point: le soutien des professionnels. Les spécialistes de cur, passionnés par la destination, nont jamais cessé de la programmer. Ils ont porté la promotion de lEgypte à bout de bras dans leur programme. Il est aussi temps que le ministère du Tourisme, via ses offices, apporte sa contribution. Le Maroc et la Tunisie ont démontré que cela était possible. Il faut aujourdhui faire honneur au slogan: «Là où tout commence»!
Cédric Diserens

