Les résultats de Kuoni Suisse montrent que le Touroperating a du potentiel et que laffolement créé par la communication maladroite de linformation na pas vraiment de raison dêtre. Alors bien sûr, lété maussade de 2014 a sans nul doute contribué à faire voyager nos compatriotes vers dautres latitudes plus clémentes. Cependant, les affaires semblent en bonne voie. Il ne reste quà espérer que lannonce de la vente nait pas un impact trop important sur les résultats de lannée en cours. Marcel Bürgin parle dune baisse de lordre dun pourcentage à un chiffre au maximum, sans pouvoir garantir quelle ne soit pas également liée au taux de change.
Un coup dil sur les autres divisions montre notamment que le business lié aux visas est plus que rentable aujourdhui. La progression est loin dêtre inintéressante et à moins dune simplification et une détente globale au niveau politique, il y a fort à parier que la tendance devrait se poursuivre pour un bon nombre dannées encore. Ce ne sont pas les acteurs du secteur des voyages daffaires qui viendront affirmer le contraire. Mais derrière ces résultats, le thème de la vente, et par conséquent de la reprise des activités de Touroperating en Suisse, reste le sujet brûlant dont tout le monde parle.
Peter Meier, CEO du groupe Kuoni, la bien vu lors de la présentation des chiffres à Zurich. Cependant, rien na transpiré, si ce nest que de nombreux intéressés se sont manifestés, plus ou moins ouvertement, dans les différents marchés. Les conditions de vente sont dailleurs attendues pour la première moitié davril. En Suisse, la question du repreneur anime les discussions dans la branche. Orascom? Hotelplan? Ce dernier a bel et bien manifesté publiquement son intérêt. Dans ce cas, on pourrait sinterroger sur la faisabilité dune telle transaction vis-à-vis de la Comco.
Selon son porte-parole Patrik Ducrey, il ne devrait y avoir aucune raison de sopposer à une telle transaction. Les conditions dune «position dominante» sur le marché ne seraient en effet pas remplies ni du côté des chiffres daffaires cumulés (qui se monteraient à environ 1,23 milliard de francs), ni du côté de la distribution où les deux réseaux regroupés ne totaliseraient que 26,7% de parts de marché un résultat bien éloigné du seuil critique situé entre 40 et 45%.
Cédric Diserens

