Lactualité nest pas véritablement propice à jouer le rôle de vitrine pour les destinations de vacances. Entre des approches de plus en plus alarmistes ou négatives et des faits portés sur le devant de la scène sans aucun recul, malheur à la destination qui se retrouve en une des journaux, quels quils soient. Et pourtant, même si les agences reconnaissent que les questions parfois surprenantes fusent, les faits sont là.
Certes, les tragiques événements qui ont touché la Tunisie auront eu un impact solide. Mais à la fin juillet, il nétait déjà pas inconcevable pour certains insiders du marché britannique que le Foreign & Commonwealth Office (le DFAE britannique) change ses recommandations pour les voyages à destination de la Tunisie. La Grèce, qui a meublé une bonne partie de lactualité estivale dans un autre registre, na, semble-t-il, pas souffert dun manque de succès.
Et si certains ont en effet été confrontés aux problèmes qui touchent les Grecs, avec une demande pour des paiements en argent liquide afin de contourner le problème des banques fermées, cest plus un sentiment de solidarité qui aurait été ainsi généré, quun effet répulsif. La preuve que la consommation dinformations médiatiques nest pas nécessairement une fatalité et que les consommateurs peuvent aussi prendre du recul.
Il nen reste pas moins que la profession dagent de voyages, si ce nest len-semble de la branche, va avoir de nombreux défis simultanés à relever. Les reports de clientèle vont inévitablement engendrer des hausses de prix sur les destinations choisies. Les capacités aériennes risquent dêtre insuffisantes, engendrant une hausse des tarifs. Enfin sur le marché suisse, les agences vont avoir fort à faire avec la DCC du groupe Lufthansa, mais également avec linterdiction de surtaxer les paiements par carte de crédit (voir en page 7). Le tout, si possible, en gardant le sourire sous peine de voir le client effrayé sen aller vers une au-tre agence, ou plus simplement sur un portail de réservation Internet.

