Touristes loin des algues (Edition 2015-03)

Le problème des algues sargasses a récemment connu une ampleur particulière aux Antilles, heureusement sans affecter le tourisme.

Depuis le mois d’octobre dernier, la Guadeloupe et la Martinique doivent faire face à un développement très rapide et un débarquement en masse d’algues sargasses sur certaines plages. En plus de contraster avec le blanc du sable, elles dégagent en pourrissant un gaz d’hydrogène sulfuré plutôt nauséabond. 

Pascal Reine-Adelaïde, directeur Europe du Comité Martiniquais du Tourisme, temporise cependant. «Nous avons connu effectivement, il y a un peu plus de 6 mois un fort problème de pollution locale d’algues sargasses qui encom-braient certaines plages des îles de la Martinique et de la Guadeloupe. Cette situation a aussi été vécue dans plusieurs autres îles des Caraïbes. En plus d’encombrer quelques parties des plages, des gaz malodorants émanaient de ces plantes. Ce problème a été vite pris en charge par les autorités locales martiniquaises et guadeloupéennes. Les plages ont été vite et complètement nettoyées des algues et le problème a été résolu assez rapidement.»

La situation n’a pas eu d’impact au niveau touristique. «Cette pollution locale n’a eu aucune incidence sur nos réservations et sur l’activité touristique, car très confinée à quelques parties des îles. Surtout les plages ont été très vite nettoyées. Cette pollution est rare, mais par-dessus tout elle n’est pas très grave; les autorités locales martiniquaises et guadeloupéennes savent parfaitement gérer ce type d’évènement.»

Philippe Boucard, directeur du Comité Touristique des îles de la Guadeloupe, donne un constat similaire: «Ce problème était assez important aux mois de septembre et d’octobre derniers. Depuis, des mesures de nettoyage des plages ont été mises en place et ce problème s’est fortement atténué avant de disparaître avec la fin de la saison cyclonique. Le nettoyage et surtout l’élimination des algues continue. Ce phénomène n’a eu aucune incidence sur le tourisme.»

Du côté des TOs, c’est le même constat. «Nous n’avons eu aucun retour de la part de clients, ni même de la part de nos réceptifs», confirme Frédérique Maulavé, directeur de La Clé des Iles. «Et pourtant, c’est la haute saison pour ces destinations.» Idem chez Départ Voyages, où Stéphanie Degallier souligne l’absence de retour, tant du côté des clients que de celui des réceptifs ou des hôteliers. «Pourtant vu le nombre de départs que nous avions en décembre, il est impensable que l’on n’ait pas eu de commentaires si cela avait été un problème.» Un réceptif contacté à cette occasion confirme: «Nous avons eu il y a quelques mois des arrivées d’algues dites sargasses, mais les courants les ont déjà retirées. Il arrive parfois que des bancs d’algues reviennent, mais cela ne dure qu’un temps avant que les plages ne retrouvent leur charme.»

Du côté d’Hotelplan Suisse, qui programme les Antilles françaises sous les marques Vacances Migros et Hotelplan, rien à signaler, en dépit d’un grand nombre de clients. «Nous n’avons eu aucun feedback en rapport avec ces algues jusqu’à maintenant. Donc nous ne pouvons pas confirmer ce problème», indique Prisca Huguenin-dit-Lenoir. Enfin Julian Chan, porte-parole
de Kuoni Suisse, fait un constat similaire.

CD