Depuis le mois doctobre dernier, la Guadeloupe et la Martinique doivent faire face à un développement très rapide et un débarquement en masse dalgues sargasses sur certaines plages. En plus de contraster avec le blanc du sable, elles dégagent en pourrissant un gaz dhydrogène sulfuré plutôt nauséabond.
Pascal Reine-Adelaïde, directeur Europe du Comité Martiniquais du Tourisme, temporise cependant. «Nous avons connu effectivement, il y a un peu plus de 6 mois un fort problème de pollution locale dalgues sargasses qui encom-braient certaines plages des îles de la Martinique et de la Guadeloupe. Cette situation a aussi été vécue dans plusieurs autres îles des Caraïbes. En plus dencombrer quelques parties des plages, des gaz malodorants émanaient de ces plantes. Ce problème a été vite pris en charge par les autorités locales martiniquaises et guadeloupéennes. Les plages ont été vite et complètement nettoyées des algues et le problème a été résolu assez rapidement.»
La situation na pas eu dimpact au niveau touristique. «Cette pollution locale na eu aucune incidence sur nos réservations et sur lactivité touristique, car très confinée à quelques parties des îles. Surtout les plages ont été très vite nettoyées. Cette pollution est rare, mais par-dessus tout elle nest pas très grave; les autorités locales martiniquaises et guadeloupéennes savent parfaitement gérer ce type dévènement.»
Philippe Boucard, directeur du Comité Touristique des îles de la Guadeloupe, donne un constat similaire: «Ce problème était assez important aux mois de septembre et doctobre derniers. Depuis, des mesures de nettoyage des plages ont été mises en place et ce problème sest fortement atténué avant de disparaître avec la fin de la saison cyclonique. Le nettoyage et surtout lélimination des algues continue. Ce phénomène na eu aucune incidence sur le tourisme.»
Du côté des TOs, cest le même constat. «Nous navons eu aucun retour de la part de clients, ni même de la part de nos réceptifs», confirme Frédérique Maulavé, directeur de La Clé des Iles. «Et pourtant, cest la haute saison pour ces destinations.» Idem chez Départ Voyages, où Stéphanie Degallier souligne labsence de retour, tant du côté des clients que de celui des réceptifs ou des hôteliers. «Pourtant vu le nombre de départs que nous avions en décembre, il est impensable que lon nait pas eu de commentaires si cela avait été un problème.» Un réceptif contacté à cette occasion confirme: «Nous avons eu il y a quelques mois des arrivées dalgues dites sargasses, mais les courants les ont déjà retirées. Il arrive parfois que des bancs dalgues reviennent, mais cela ne dure quun temps avant que les plages ne retrouvent leur charme.»
Du côté dHotelplan Suisse, qui programme les Antilles françaises sous les marques Vacances Migros et Hotelplan, rien à signaler, en dépit dun grand nombre de clients. «Nous navons eu aucun feedback en rapport avec ces algues jusquà maintenant. Donc nous ne pouvons pas confirmer ce problème», indique Prisca Huguenin-dit-Lenoir. Enfin Julian Chan, porte-parole
de Kuoni Suisse, fait un constat similaire.
CD

