«Malgré une croissance soutenue depuis plus de deux ans où notre chiffre daffaires a connu une hausse de 30% (de CHF 56 à CHF 73 millions entre 2008 et 2009) alors que le nombre de passagers transportés suivait la même évolution (plus 38%, soit 406 000 pax en 2009), nous navons pas atteint le seuil de rentabilité. En raison aussi dévénements exogènes (prix du carburant, crise, volcan islandais), la stratégie de croissance et dalliances a eu un impact favorables sur les ventes mais na pas suffi à entrer dans les chiffres noirs», admet Mark Darby, CEO de Baboo.
Baboo, qui nest pas tenue à communiquer son résultat financier, avoue donc un équilibre instable: ses coûts sont plus élevés que son revenu et des mesures simposent. Daucuns arti-culent même une perte annuelle de quelque CHF 30 millions, chiffre que le CEO ne souhaite pas commenter. Parmi les mesures prises figurent des réductions deffectifs dont lampleur peut varier selon les futurs développements de la compagnie. Le nombre de personnes touchées nest pas clair: «Cela sera confirmé une fois que la procédure de consultation avec le personne et les autres actionnaires sera terminée. Il est probable que les réductions concerneront tous les départements», poursuit Mark Darby.
Sur le plan de la flotte, une réduction est probable mais rien nest confirmé. Quant au réseau, Mark Darby précise quil ne devrait pas être différent de celui publié pour cet hiver.
Un hiver qui sera marqué par le fort développement charter de Baboo. Le plan de restructuration daujourdhui jette toutefois une ombre sur cet hiver charter pourtant prometteur: «Nos accords avec les TOs vont être revus dans le cadre de la nouvelle approche stratégique», conclut le CEO de Baboo.
