
Ce résultat record durant une année de forte reprise est supérieur de 2,1% à celui de 2019, soit 1,2 milliard d’euros. Les Belges, les Allemands et les Britanniques ont été les plus dépensiers pendant l’année passée. La fin d’année est marquée par une activité très soutenue, en particulier depuis le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord, précise L’Echo touristique, qui détaille les statistiques publiées par Atout France.
Ce dernier concède toutefois que l’inflation augmente mécaniquement les recettes en valeur de la dépense touristique, empêchant une répercussion tout aussi mécanique de ces bons résultats sur les marges des professionnels.
L’Asie toujours à la peine
Des clientèles très importantes manquent toutefois au tourisme hexagonal. Ainsi, les flux en provenance d’Asie, en particulier de Chine et du Japon, restent très faibles, bien qu’augmentant en fin d’année à la faveur des annulations de restrictions de voyage dans les deux pays. Sur l’ensemble de l’année 2022, le trafic aérien international est donc en recul de 31%, principalement en raison de l’absence de liaisons vers l’Asie.
Néanmoins, Atout France entrevoit 2023 avec optimisme. «D’autres marchés lointains comme l’Inde, la Corée du Sud ou l’Australie affichent des signes de croissances dans les mois à venir». Les marchés qui ont performé en 2022 poursuivent la même dynamique, et la clientèle domestique a bien pris les chemins des montagnes cet hiver, malgré un enneigement capricieux, voire manquant. Le taux de réservation dans les hôtels est en avance de 7 points de février à avril comparé à 2022, et les carnets de commande dans l’aérien poursuivent leur redressement (-11,2% de janvier à mars).
Si tous les voyants sont au vert, la France attend donc un retour solide et structurel des marchés asiatiques. D’autant plus qu’elle fait face à une grande concurrente, l’Espagne, qui a retrouvé son leadership européen en matière de recettes du tourisme international en 2022. (TI)








